Comment gérer la sortie d'hospitalisation de son proche ?

Une sortie d’hospitalisation n’est pas de tout repos. Voici des conseils pour que tout se passe au mieux.

Je m’occupe de ma mère ayant la maladie d’Alzheimer depuis 8 ans. Il y a quelques semaines, elle est tombée, ce qui a impliqué une hospitalisation durant une semaine pour cause de traumatisme crânien et surveillance cardiaque. Le problème est que tout cela l’a énormément perturbée : que ce soit en termes de continence, de repas qu’elle peut manger, de déplacements… Le retour à domicile s’annonce très compliqué.

Tout comme Valérie, la sortie d’hospitalisation de votre proche vous angoisse ? On a demandé à d’autres aidant·es déjà passé·es par là leurs conseils et retours d’expérience afin que cela se déroule sereinement.

Pour commencer et être bien orienté·e : vous rapprocher de la caisse de retraite de votre proche, sa mutuelle ainsi que le service social de l’hôpital

Tout ce que j’ai mis en place (matériel, passages infirmiers et kiné respiratoire), j’ai pu le faire grâce aux conseils du cadre de santé du Service Social de l’hôpital et de la caisse de retraite de ma mère. Prendre contact avec ces organismes est un bon point de départ pour se rassurer et avoir en tête les choses à penser pour la sortie” explique Roxanne. “Il y a aussi les mutuelles qui mettent en place des heures de ménage et autres services d’aides à domicile pour gérer l’après hospitalisation. Il ne faut pas hésiter à se renseigner car c’est assez méconnu mais très utile” complète Anne.  

En effet, comme elles le mentionnent, ces différents organismes vous permettront d’avoir une vue d’ensemble sur les solutions possibles après la sortie de l’hôpital. Vous ne connaissez pas votre caisse de retraite ou celle de votre proche ? C’est par ici pour la découvrir. 

Autre service bien pratique pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé : Prado, le service de retour à domicile de l’Assurance Maladie. Concrètement, un·e conseiller·e de l’Assurance Maladie vous contacte avant la fin de l’hospitalisation et aide à organiser la suite (prochains rendez-vous médicaux, aides à domiciles comme par exemple la livraison de repas…) C’est ce qui s’est passé pour Chris et sa sœur après l’hospitalisation de leur mère : “avec ma sœur nous avons rencontré l'assistante sociale en prévision de la sortie de Maman. Ensuite, celle-ci a contacté le Prado pour nous aider à trouver des infirmier·es qui puissent aider à la toilette ainsi qu’un kiné pour travailler la mobilité. C’est un service très efficace. Les conseiller·es m’ont également permis de trouver la résidence sénior où Maman est depuis.

Bon à savoir : ce service est disponible si l’hôpital en question a une convention Prado.

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Si le retour à domicile est possible : la mise en place d’aides à domicile

À la sortie d’une hospitalisation, les aides qui peuvent être apportées dans la vie quotidienne sont nombreuses. 

  • Pour les soins corporels. Vous pouvez faire appel à un SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile). Des aides-soignant·es et des infirmier·es interviennent à domicile et peuvent dispenser des soins d’hygiène/ de confort (comme la toilette) mais aussi des soins infirmiers (pansements, injections…) si besoin. Sur ce point, bonne nouvelle : le service est totalement gratuit. C’est l’assurance maladie qui paye directement le SSIAD. Autre option possible : prendre contact avec un centre de santé infirmier ou un·e infirmier·e liberal·e. Dans ce cas-là, une partie du coût des soins est à avancer, et votre mutuelle vous rembourse ensuite. Pour en savoir plus sur les marches à suivre concernant ces deux options, c’est dans notre article juste là.

  • Pour les repas. Vous pouvez faire livrer des plateaux-repas au domicile de votre proche en choisissant le nombre de repas, le menu selon les choix proposés, ainsi que les préférences alimentaires. Le département peut prendre en charge une partie ou intégralement ce service si les ressources mensuelles de votre proche sont inférieures à un certain montant. Sinon, vous pouvez vous tourner vers sa caisse de retraite ou l’APA (Allocation Personnalisé d’Autonomie). Là aussi, on vous explique tout dans notre article dédié
  • Pour un sommeil apaisé : la garde de nuit. C'est ce que propose par exemple Ernesti : un service de mise en relation entre aidant·es et étudiant·es en santé disponibles pour venir passer la nuit chez leur proche. Spécialisé·e·s en soins infirmiers, en orthophonie ou encore en psychologie, il·elles assurent une présence réconfortante, adaptée aux besoins des aidé·e·s. C’est par ici pour en savoir plus.

  • Pour l’adaptation du domicile. Il est possible de faire appel à un·e ergothérapeute. Le but de ce métier ? Apporter des solutions sécurisées aux personnes à mobilité réduite dans la vie quotidienne, en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement. “Suite à l’hospitalisation de mon mari après une chute, j’appréhendais beaucoup son retour car il fallait réorganiser le salon et démonter des meubles. L’ergothérapeute m’a permis de gagner un temps fou” explique Anne-Marie, une Fred de la communauté. Là aussi, direction notre article dédié pour tout savoir sur ce service. 
  • Pour des déplacements à domicile plus sereins. Vous pouvez mettre en place un système de téléassistance. Pour vous y retrouver parmi tous les dispositifs existants, il existe le moteur de recherche gratuit Essentiel Autonomie. Capteurs installés à domicile, bracelet, montre connectée… Il y en a pour tous les besoins. Pour découvrir comment ça marche, on vous propose de lire notre article. Dans la même veine, si vous cherchez du matériel médical à moindre coût pour sécuriser le quotidien de votre proche (par exemple un lit médicalisé ou un fauteuil roulant), l’entreprise Envie Autonomie est une option judicieuse. C’est juste là pour découvrir notre article dessus.

  • Pour les déplacements hors du domicile. Il existe des solutions de mobilité alternatives : on pense par exemple au dispositif Sortir Plus qui organise les déplacements des plus de 75 ans, à pied ou en voiture. D’ailleurs, si vous ou votre proche êtes rattaché·e à l’Agirc-Arrco, la prestation est intégralement prise en charge dans la limite de 450 euros par an. On vous explique le fonctionnement et la marche à suivre pour en bénéficier dans notre article dédié. Autre option possible : Allo Louis, un service d'aide à domicile pour accompagner des personnes âgées de manière ponctuelle. Livraison de courses, accompagnement chez le médecin, montage de meubles… les intervenant·es s’occupent de tous types de besoins et ce, partout en France. Tarifs, fonctionnement, retours d’expériences d’autres Freds, tout est expliqué dans notre article.  

UN DERNIER MOT POUR LA ROUTE

Vous êtes ressortissant·e Malakoff Humanis ? Les conseiller·es Autonomie+ sont là pour analyser vos besoins et vous orienter vers les bonnes aides à domicile. C'est juste ici pour prendre rendez-vous. Et si besoin, on vous a préparé une petite vidéo explicative pour connaître la marche à suivre sur cette prise de rendez-vous. 

Si le retour à domicile n’est pas possible : les solutions d’accueil existantes


Maman qui a 94 ans s’est fracturée le fémur. Après l’opération, il nous a été proposé un séjour de 21 jours en SSR dans le même hôpital” raconte Yvonne sur le groupe Facebook des Freds.

Tout comme ce fut le cas pour la mère d’Yvonne, il est possible que votre proche nécessite des soins particuliers avant de pouvoir retourner sur son lieu de vie. Dans ce cas, plusieurs options possibles : 

  • Un séjour dans un établissement de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR), ou en maison de convalescence organisé avec l’aide des services sociaux hospitaliers. En moyenne, ces séjours durent 3 semaines. En plus des soins médicaux et curatifs selon l’état de santé de votre proche, des soins de rééducation (pour retrouver ses moyens) ou encore de réadaptation (pour être accompagné·e dans ses nouvelles capacités) sont couramment proposés. 
  • Un séjour en hébergement temporaire. Par exemple dans un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) pour se rétablir et reprendre des forces avant de revenir à la maison. “Après l’AVC de mon mari, on a mis en place des séjours temporaires en EHPAD (3 semaines environ à chaque fois). J’avais beaucoup d’a priori car lorsque l'on entend parler d’EHPAD, ce n’est pas toujours de manière positive. Pour me rassurer, j’ai été en visiter plusieurs avant de faire mon choix. Au final, tout s’est super bien passé et il demandait même à y retourner” raconte Monique. Même son de cloche chez Isabelle : “Papa a passé quelques jours dans un EHPAD après son hospitalisation. Cela nous a donné le temps de réorganiser la maison pour son retour.” Lors d’un séjour de ce type, votre proche bénéficie d’un logement privatif, de services ainsi que d’un suivi médical (tout comme la version permanente). L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) peut permettre de financer une partie du coût. On vous explique tout dans notre article.

Pour vous aider côté finances : l’ARDH (Aide au Retour à Domicile après une Hospitalisation)


Cette prestation peut être attribuée par votre caisse de retraite ou celle de votre proche. Concrètement, cela couvre l’aide à domicile (comme le ménage, les courses, la préparation des repas..), l’aide médicale (l’accueil de jour, les soins…), l’aide à la vie quotidienne (les transports, la téléassistance…) ainsi que l’aide technique (comme l’aménagement du domicile). L’aide est limitée à 3 mois et son montant est plafonné à 1 800 €. À noter que le montant dépend de vos ressources, il est déterminé à partir d’un barème national défini par la Cnav.

Deux éléments à garder en tête

  • Vous ne pouvez pas cumuler cette aide avec l’APA, la PCH, la Prestation Spécifique Dépendance (PSD) ou l’Allocation Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP).

  • Dans la mesure du possible, il est important d’effectuer la demande avant hospitalisation via ce formulaire. Sinon, si l’hospitalisation est en cours, la demande doit être effectuée au plus tard avant la sortie d’hospitalisation et être adressée au cadre infirmier ou au service social de l’établissement de santé. Ce sont ces dernier·es qui transmettront ensuite la demande à la caisse de retraite. Plutôt pratique, non ? 

Pour aller plus loin 

  • L’aide à domicile momentanée peut également vous être utile. En effet, celle-ci permet de bénéficier de 10h d’aide à domicile sur 6 semaines maximum suite à une hospitalisation. Bonne nouvelle : la prestation est gratuite et entièrement prise en charge par l’Agirc-Arrco. Pour la demander, vous pouvez appeler le 0 971 090 971.
  • L'article d'Essentiel Autonomie, sur le retour à domicile après hospitalisation. C'est juste ici pour y jeter un coup d'œil.

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