Des solutions d’hébergements temporaires pour souffler

On a déniché 3 solutions d’hébergement temporaire pour vous absenter en toute sérénité.

Les hébergements temporaires sont des solutions idéales pour nos proches lorsque l’on a un empêchement (travail, maladie etc.) ou tout simplement lorsque l’on est épuisé·e. Après plusieurs passages de mon mari dans ce type d’établissement, j’ai compris que ces “séjours” ne sont pas synonymes “d’abandon” . Bien au contraire, c’est une bouffée d’air pour accompagner encore mieux son proche par la suite”.

Ce témoignage, c’est celui d’Yvette, une Fred de la communauté. Et comme elle, 74% des aidant·es ressentent un besoin de répit pour souffler. En effet, jongler au quotidien entre sa vie perso et l’aide d'un·e proche est loin d’être un exercice facile. Aux 4 coins de la France, de nombreux établissements proposent des solutions temporaires d’hébergement, allant de quelques heures à plusieurs semaines. Pour vous permettre d’y voir plus clair, voici un tour d’horizon de ces solutions mêlant sécurité et convivialité


Le plus courant : les EHPAD

De quoi s’agit-il ?

L’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) est une maison de retraite médicalisée qui fournit aux résident·es des services pour les décharger des soucis du quotidien. Par exemple, l’entretien et le nettoyage du logement, la restauration, l'entretien du linge, l’animation et la vie sociale. Une équipe soignante complète est présente sur place.

En plus de l’hébergement permanent, certains EHPAD proposent d’autres types d’accueil plus ponctuels : 

  • L’accueil de jour : celui-ci peut se faire une ou plusieurs journées (voire demies-journées) par semaine (souvent du lundi au vendredi). À noter que certains Ehpad proposent des accueils spécifiques Alzheimer
  • L’accueil de nuit et/ou le week-end : plus rarement proposé, il permet de mixer environnement habituel en journée et cadre sécurisé avec des services la nuit (par exemple la prise de médicaments, la toilette, le lever et le coucher…)
  • L’hébergement temporaire (à plein temps mais pour une durée limitée) : le séjour peut durer de 2 jusqu’à 90 jours à la suite. Tout comme la version permanente, durant son passage, votre proche bénéficie d’un logement privatif, de services ainsi que d’un suivi médical.

Pour qui ?

Pour y avoir accès, votre proche doit réunir 3 conditions :
- être âgé·e de 60 ans ou plus,
- être en situation de perte d’autonomie (GIR 1 à 4),
- nécessiter un accompagnement régulier par une équipe de soignants.

Bon à savoir : Le GIR correspond au degré de dépendance physique et psychique de votre proche. Il en existe 6, numérotés de 1 (les personnes les moins autonomes) à 6 (les personnes les plus autonomes). Pour voir le détail de ces 6 GIR, c’est juste là.

Quel tarif ?

En ce qui concerne l’accueil de jour et de nuit, celui-ci est réglementé et fixé chaque année par le conseil départemental. En moyenne, le prix d’une journée varie entre 20€ et 40€ (avant déduction des aides). Bonne nouvelle : les frais de transport de la personne accueillie vers l’Ehpad sont inclus dans ce tarif.

Pour l’hébergement temporaire, le coût se décompose en 2 tarifs : le tarif hébergement (qui comprend le loyer, les frais de restauration, d’entretien, d’animation…) et le tarif dépendance, qui vient régler les frais liés à la perte d’autonomie de la personne en fonction de son niveau de GIR.

Les prix diffèrent selon le type d'établissement (public ou privé) et selon le degré de dépendance de la personne. Mais pour vous donner une petite idée, la moyenne se situe entre 2 000 et 2 900 € par mois.

Bon à savoir : L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) à domicile peut permettre de financer les accueils de jour/nuit ainsi qu’une partie du tarif dépendance pour les séjours courts.

L’avis des Freds

Après l’AVC de mon mari, on a  mis en place des séjours temporaires en EHPAD pour mon mari (3 semaines environ à chaque fois). J’avais beaucoup d’a priori car lorsque l'on entend parler d’EHPAD, ce n’est pas toujours de manière positive. Pour me rassurer, j’ai été en visiter plusieurs avant de faire mon choix. Au final, tout s’est super bien passé et il demandait même à y retourner” raconte Monique.

Maman a bénéficié de l’accueil de jour 1 fois par semaine pendant quelques mois. Le fait que la structure soit séparée de l’Ehpad a grandement participé à son acceptation d’y aller. Maintenant elle s’est fait des amies, elle ne se sent plus seule et elle veut y entrer de manière définitive. Comme le dossier à constituer est le même pour tous les types d’accueil (jour/nuit/permanent…) je n’ai pas eu à refaire le dossier : très pratique !” explique Sylviane.

Comment en trouver un près de chez moi ?

Vous pouvez vous rendre sur l’annuaire juste ici et indiquer le code postal de votre proche ainsi qu’un rayon de recherche. Les établissements, les modes d’accueil proposés, leurs coordonnées et les prix des loyers s’afficheront en dessous de la carte sur la page de résultat.

Besoin de répit ?

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. L'objectif ? Vous partager des solutions concrètes pour vous entourer
afin de prendre des moments pour vous.

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Le bon combo : les résidence services / autonomie


De quoi s’agit-il ?

Les résidences autonomie (anciennement appelées "logements foyers") sont des ensembles de logements type T1-T2 non médicalisés proposés en location. Elles sont le plus souvent situées en ville, à proximité des commerces, des transports, et des services de soins. Elles sont majoritairement gérées par des structures publiques ou à but non lucratif. Elles proposent souvent des prestations collectives (comme une assistance 24H24, restaurant, piscine, bibliothèque, espace club, services à la personne…).

Les résidences services répondent aux mêmes besoins que les résidences autonomie. La différence est qu’elles sont gérées par des promoteurs privés


Pour qui ?
 

Les résidences concernent surtout les personnes  :

- qui ont conservé leur autonomie (GIR 6),

- qui ont besoin d’une aide ponctuelle pour le ménage ou les repas (GIR 5),

- qui ont besoin d’une assistance pour certaines activités corporelles (par exemple la toilette ou l’habillage) ou pour le lever et le coucher (GIR 4).


Quel tarif ?

Les résidences autonomie ont une vocation sociale. Le coût des loyers est donc modéré : entre 450 à 1 000 € par mois, en fonction de la surface et des différents services à disposition.

Quant aux résidences services, elles n’ont pas de vocation sociale et les loyers ne sont pas encadrés. Le coût mensuel est donc très variable : en moyenne, il reste 1 676 € par mois à la charge de la personne âgée.

Bon à savoir : Là aussi, l’APA à domicile peut permettre de financer une partie de ces résidences. Et pour les résidences autonomie, votre proche peut également bénéficier de l’ASH (aide sociale à l’hébergement).

L’avis d’une Fred 

Deux fois par an, Maman passe 2 à 4 semaines dans une résidence pour que l’on puisse partir en vacances. Tous les intervenants (kiné, infirmière, etc.) s’y rendent et elle est bien entourée. Ça se passe très bien à chaque fois. Si cela devient trop compliqué à la maison, on envisage un déménagement sur la durée” raconte Nadine.

Comment trouver une résidence ?

Pour les résidences autonomie, c’est sur l’annuaire juste ici que cela se passe. Comme pour les EHPAD, vous pouvez indiquer l’adresse de votre proche ainsi qu’un rayon de recherche et les établissements s’afficheront. Pour les résidences services, vous pouvez contacter votre point d’information local. Vous ne le connaissez pas ? Pas d’inquiétude, vous pouvez le trouver en cliquant juste ici et en indiquant l’adresse de votre proche.

Bon à savoir : Les plus connues sont les résidences Domitys et Univi avec de nombreuses habitations en France.

Le plus original : l’accueil familial

De quoi s’agit-il ?

C’est un dispositif qui permet à une personne âgée de vivre chez un·e auxiliaire de vie contre une rémunération. Le principal avantage ? Votre proche dispose d’un logement adapté à ses besoins et bénéficie d’un accompagnement personnalisé quotidiennement (actes essentiels comme la toilette, organisation des visites médicales, sorties extérieures…).

Pour qui ?

L'accueil familial s'adresse à des personnes qui conservent une certaine autonomie et ne nécessitent pas une présence constante, c’est-à-dire les GIR 6, 5, 4 et 3.

Quel prix ?

La moyenne nationale est d'environ 1 078 € par mois en 2019 (après déduction des aides financières comme l’APA à domicile ou certaines aides au logement de type APL et ASH).

BON À SAVOIR

Vous êtes ressortissant Malakoff Humanis ? Votre caisse de retraite peut vous accompagner pour le diagnostic, la recherche d’hébergement, l’installation et les volets administratifs... Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus.

L’avis des Freds

Pour Nadia, c’est une bouffée d’oxygène : “Comme j’aide mon mari la nuit dès qu’il se réveille, je suis très fatiguée la journée. Les séjours de mon mari en accueil familial me permettent de reprendre du poil de la bête

Une fois par an, Papa part un mois chez Brigitte - auxiliaire de vie. Il en revient toujours ravi et me raconte tout ce qu’ils ont fait (jardinage, jeux, préparation des repas ensemble…). Je pense que ça lui fait beaucoup de bien de voir une nouvelle tête et de varier de son quotidien” explique Bruno.

Comment trouver un accueil familial ?

Vous pouvez jeter un coup d'œil à la plateforme CetteFamille juste là. Les accueils familiaux sont triés selon les régions. Vous pouvez également lire notre article dédié par ici.

Un dernier conseil pour la route : celui de Sylvie, auxiliaire de vie : “je recommande de réserver assez tôt car dans certaines régions nous sommes assez peu encore à proposer ce service.

Pour aller plus loin :

Notre podcast sur le répit : On y parle du stress ressenti en tant qu’aidant·e, de nos limites, et des manières de trouver des moments de répit. Qu’est-ce qu’il se passe quand on aide son proche et que cela va trop loin, qu’on y passe tout notre temps et notre énergie et qu’on se perd petit à petit ? Comment comprendre les signaux d’alerte que nous envoie notre cerveau ? Comment réussir à demander de l’aide ? Et que faire quand on a l’impression qu’on ne va jamais pouvoir s’en sortir ? Pour répondre à ces questions, on est allés à la rencontre de Sylvie (qui a aidé ses parents pendant plus de 10 ans) et d’Inge Cantegreil (neuropsychologue à l’hôpital Broca à Paris). Des retours d’expérience très inspirants !

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